Beauvais & Montgaillard   



beuavais

 

Beauvais

 

Etat de Beauvais avant la Révolution - Mgr de Breteuil

Beauvais est composée de 47 maisons et de 120 communiants

la cure est àà la nomination de mgr l’évêque qui partage la dîme avec le curé

Le Seigneur temporel la marquis de Tauriac

L'église est dédiée à saint Pierre.

 

 

Une bastide à Beauvais

 

Bastide fondée par Jean de Marigny évêque de Beauvais., lieutenant du roi en Languedoc  de concert avec les Seigneurs de Tauriac, sur les territoires desquels il est élevé. Fondée le 25 mai 1342.

 

Le village de Beauvais fut fondé en 1342 par Jean de Marigny, évêque de Beauvais, lieutenant du Roi en Languedoc, qui, selon l’usage de l’éposque , imosa  le nom de son évêché , Beauvais, à la Bastide qu’il allait tracer sur les terrains de Lanauze et de lalande appartenant aux seigneurs de Tauriac.

L’évêque écrit le 25 mai 1342 de Fronton au chevalier de Brenas  lui ordonnant de planter en son nom à l’endroit le plus convenable de ses territoires «  un pieu » à chaque angle du terrain pour marquer l’emplacement des maisons et jardin assigné à chaque famille. Il lui prescrit de fixer au nom du roi les privilèges, coutumes et immunités des habitants de la nouvelle localité. Le 1er juin 1342 Jean de Marigny institue en cette ville « un sceau rigoureux pour le paiement des dettes et lui attribua la même force qu’à celui de Montpellier ». En fait Beauvais n’a a pas été le centre qu’on attendait de cette fondation et n’ a pas joué le rôle notorie escompté. Son rôle est resté modeste.

 

En juin 1642, Jean de Marigny institua un sceau rigoureux pour le paiement des dettes et lui attribua la même force  qu’à celui de Montpellier. Ce sceau rendait exécutoires les contrats d’obligation. Institution confirmée ensuite à plusieurs reprises. Sceau donnant toute force au paiement des dettes, l’arrestation des débiteurs ; la saisie des biens. Les prisonniers conduits à la prison de Lavaur.

 

Le 16 octobre suivant Pierre de Brenas au nom de Marigny avec les seigneurs de paréage Bos, Isarn  Aimeric et Pïlfort de Tauriac : plantation du pieu et proclamation des coutumes et libertés accordées aux habitants.

La construction d’un hôtel de ville, d’une église et d’un hôpital est programmée.

Cession par noble Arnaud Teysseire coseigneur de Tauriac à messire Jean de Lettes évêque de Montauban, d'une pension à Beauvais, 22 décembre 1551 (idem) (du Guerny, p. 308)

 Jean de Bousquet, sieur de Beauvais, tient, en seul, du roi un château, de la contenance de 56 cannes de largeur et 80 de longueur et autres enclos, jardins et fonds, 4 janvier 1671.

 Louise de Ranconnet d'Escoire, femme et procuratrice de Jean de Bousquet, sieur de Beauvais, tient en seul du roi un château, de la contenance de 56 cannes de largeur et 80 de longueur et autres enclos, jardins et fonds, 4 janvier 1671.

 

les seigneurs de Beauvais

 

Les droits des Tauriac (au 1/3 de la justice) passent ensuite aux Léonard.(Rossignol, p. 52)

Arnulph dénombre ses biens le 11 août 1445 ; Foulq son fils ailmé s’empare de tous ses biens el tes transmet à son fils Anaud-Guillaume qui les dénombre en 1503. Ce dernier eut à soutenir un procès 

Pour le partage des biens de son aïuel avec Gimont-Léonard, un de ses oncles et Jean de Foix, (p.53) vicomte de Villemur, acquéreur par acte de 1501 de Louise de Saint-Vier, veuve de Bernard léonard, de ses droits sur Tauriac, Beauvais et Chaulet. Le 2 février 1508, le sénéchal de Toulouse ordonne que l’hérédité d’Arnulph soit divisée en 12 onces [Arnaud-Guillaume en aurait 6 , et le 1/3 des 6 restants]

Arnaud-Guillaume Léonard s’accorde avec Jean de Foix  et suivant sa déclaration de 1512, il n’a que la moitié du tiers de la justice de Beauvais, l’autre moitié appartenant à Gimont. Arnaud –Guillaume vend le 1/3 de ses droits à Antoine de Lapierre, qui dénombre en 1554 la 18ème partie de la justice de Beauvais.

 

Dans la part du roi il y avait le domaine de Beauvais inféodé avant 1463 sous la censive de 114 sols 6 deniers.

 

Le dénombrement d’Arnaud léonard en 1503 et d’autres postérieurs en 1664, 1667, 1690 partagent entre le roi et l’ordre de Malte et les deux autres tiers de la justice. (Elie Rossignol, p. 54).

 

Le domaine du roi à Beauvais est engagé en 1543 à l’évêque Jean de Lettes racheté en juin 1545 par les habitants de Beauvais (Elie Rossignol p 55 ) [d’après un attestatoire du 6 juillet 1554, du juge de Villelongue, il aurait été question d’un échange entre les droits du roi à Beauvais et les rentes que l’évêque avait à Castelsarrasin]. En 1585 donné à demoiselle de Touges pour Jacques de Murviel son fils pour la somme de 150 écus sols, racheté par les habitants de Beauvais, indemnisant l’engagiste à la condition que le domaine ne serait plus aliéné à l’avenir. (Elie Rosseignol, p. 55).

 

La justice était administrée au nom du seul roi, lorsqu’ au milieu du XVIIe siècle  le sieur de Castanet demande de jouir de ses prérogatives. Les habitants refusent. Un procès s’ensuit. Demandant que le roi soit maintenu en l’exercice de toute la justice de Beauvais et de Chaulet. L’ordre de malte se désiste de ses prétentions.. Le parlement de Dijon par l’arrêt de 1667 attribue au sieur  de Castanet du tiers de la justice. Les habitants ne le reconnaissent pas, reconnaissant le roi comme seul seigneur justicier.(Elie Rosseignol, p. 55 et 56).

 

En 1543, le 14 mars,   Jean de Lettes, évêque de Montauban engage du roi la portion de justice qu'il a à Beauvais avec quelques petites rentes, censives oublies, par indivis avec le seigneur de Tauriac, qui formait tout le reveneu du domaine du roi dans la juridiction de Beauvais (Sources archives Tauriac) .

Domaine engagé  par Jean de Lettes en 1543- racheté 1545.

 

La fille d’Arnaud-Guillaume Léonard, Catherine épouse Gimont-Teisseyre est en procès avec le conseiller Deymier ayant droit de son grand-oncle, et par transaction du 25 mai 1545 lui vend tous ses droits dans Beauvais et Chaulet et dans la baronnie de Tauriac.

 

Cession par noble Arnaud Teysseire coseigneur de Tauriac à messire Jean de Lettes évêque de Montauban, d'une pension à Beauvais, 22 décembre 1551 (idem) (du Guerny, p. 308).

 

Les Evêques de Montauban qui succédent à Jean de Lettes, de sa parenté d'ailleurs [Jacques Depres son neveu ;  Henri Desprez de Montpezat ; Anne de Murviel] se considèrent comme propriétaires de Beauvais. Bien que réclament  les deux fils de Jean de Lettes ; le premier se bat en duel, est emprisonné et meurt en prison, le second met d'abord en procès l'évêque, puis devant les lenteurs décide de le supprimer : il commet un assasinat (il voulait tout simplement liquider l'évêque, mais tue quelqu'un d'autre par erreur à sa place).

 

Avec Gimont Léonard et un de ses oncle ; Jean de Foix vicomte de Villemur acquéreur par acte de 1501 de Louise de Saint-Vier veuve de Bernard Léonard de ses droits de Tauriac, Beauvais et Chaulet (Elie Rossignol, p 53).

 

Antoine de Lapierre n’avait pas tous les droits des léonard, car avant la cession de 1545, Catherine de léonard en 1541 avait vendu une once et ½ de la justice à Jean de lettes, évêque de Montauban qui en 1548 achète aux nièces de ladite Catherine, une once qu’elles avaient.

 

Deymier fils céda ses droits  à la dame de Plagnoles sa mère qui les cède à son tour  en 1561 pour 4000 livres  à Antoine de Lapierre déjà possesseur de la 18ème partie  qui réunit tout le patrimoine des Léonard.

 

Le 16 décembre 1609, au terme de diverses transactions , c'est David du Bousquet qui devient possesseur de Beauvais. Beauvais passe ensuite  au comte de Noyant, de la maison des Raconnet, qui la vend à Maychens. 

 

Le sieur de Murviel succède aux droits de Lettes et sa mère demoiselle de Touges les vend en 1609 au sieur Constans qui les revend la même année au sieur de Bousquet de Veilles.Celui-ci obtient des consuls de beauvais une reconnaissance comme coseigneur et dénombre en 1611, 2 onces ½ de la justice. Ses successeurs font semblables hommages en 1665 et 1675. Leur ayant-droit, le sieur Descoire, prend en engagement en 1697 le domaine du roi qu’il vend en 1730 à Jean Maichens avec les 2 onces ½ qu’il avait en propre. Et que le juge de Villelongue, après la reprise du domaine du roi, fait assigner sur la portion appartenant primitivement aux Léonard. En conséquence Maichens attaque le sieur de Castanet qui disait avoir  celle-ci et fait arracher le poteau à ses armes qui était au milieu de la place. ; mais le Parlement, le 8 août 1733,  lui interdit de troubler le sieur de Tauriac dans la jouissance de ses droits...ainsi de se titrer de seigneur de Beauvais …comme aussi d’effacer les armoiries qu’il avait fait mettre tant en dehors de l’église, sur les murs et la porte, qu’à l’intérieur, sur le mur au-dessus de son banc, et d’arracher le poteau à ses armes sur la place. (Elie Rosseignol, p. 54 - id archives château de Tauriac). 

 

Ce patrimoine passe aux mains  du sieur de Castanet qui par arrêt du parlement de Dijon du 9 juillet 1667 contre le procureur du roi est maintenu dans la possession du tiers de la justice.

 

Ce patrimoine passe aux mains  du sieur de Castanet qui par arrêt du parlement de Dijon du 9 juillet 1667 contre le procureur du roi est maintenu dans la possession du tiers de la justice.

 

 L’ordre de Malte se désiste de ses prétentions et un arrêt attribue le tiers de la justice au sieur de Castanet, mais les habitants ne le reconnaissent pas encore, puisque dans l’hommage de 1664 et la reconnaissance de 1670, ils déclarent que le roi est le seul seigneur justicier tout en notant que le sieur de Tauriac prétendait l’être pour un tiers. Le juge de Villelongue administra seul pendant un temps la justice, faisant toutes les élections consulaires (Elie Rosseignol, p. 56).

En 1692 Antoine de Castanet usant de ses prérogatives nomme les consuls. ; mis en procès par le juge de Villelongue. Dès lors, le sieur de Tauriac  prend la charge de maire, en charge jusqu’à sa mort en 1700. Son fils réclame le droit de l’élection (Elie Rosseignol, p. 56).

 

Les habitants ne reconnurent pas encore en 1667 le pouvoir de justice de Tauriac, puisque dans l’hommage de 1664 et la reconnaissance de 1670,  ils déclarent que le seul seigneur justicier tout en consignant cependant que le sieur de Tauriac prétend l’être pour 1/3. Le juge de villelongue lui-même administre pendant longtemps encore la justice et fait faire toutes les élections consulaires. En 1692 Antoine de Castanet usant de ses prérogatives nomme les consuls. Le juge de Villelongue lui intente un procès et prouve qu’il a toujours fait l’élection, mais le sieur de Tauriac pour vider le différent prend la charge de maire de Beauvais et ainsi il a exclusivement  la faculté en litige qu’il exerce jusqu’à sa mort en 1700. Son fils qui n’a pas la charge de maire, laisse le juge procéder aux élections en 1701, 1702 pour les 2 années où l’exercice de la justice appartient au roi, mais en 1703 il prétend faire l’élection et obtient un arrêt le 12 septembre 1704 qui lui attribue ce droit l’année de son exercice de la justice.- le sieur Descoire, engagiste de Beauvais en 1697, n’ayant pas indemnisé le juge de Villelongue, ce dernier continue toujours ses fonctions, et depuis cet arrêt, il exerce pendant 2 ans la justice et fait l’élection des consuls ; la troisième année le sieur de Tauriac remplit les deux fonctions. Ceci continue jusqu’en 1734 jusqu’à celui-ci ait en engagement la part du roi. Il s’accorde avec les officiers de la judicature de Villelongue et est ainsi le seul seigneur de Beauvais.(Elie Rosseignol, p. 56-57).

 

Maichens se désiste de ses prétentions en 1734, mais son fils Jean-Auguste Maichens, plus tard, dénombre 2 onces ½ de la justice ainsi que 155 arpents de fiefs, et le procès repris le 27 octobre 1754 avec le sieur de Tauriac. (Elie Rosseignol, p. 54).

 

Le roi était seigneur direct seul pour une partie et en paréage pour deux autres parties – l’une avec le grand prieur de Malte de Toulouse, et l’autre avec le seigneur de Tauriac. (Elie Rosseignol, p. 57).

 

 

 L'Ordre de Malte

 

 

 

L’Ordre de Malte

L’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem possédait des biens dans la commune de Beauvais, relevant de la commanderie de Belbèze où avait été construit un château, commanderie ensuite unie à celle de Fronton. Les biens de la commanderie de Belbèze étaient sur les paroisses de Beauvais, Labouisse et Montpélégry.


Certains lecteurs lisant la monographie d' Adrien Escudier sur Vacquiers (canton de Fronton), ont cru que ces possessions de la commanderie se trouvaient sur la paroisse de Vacquiers, Escudier ayant simplement placé là, dans sa notice sur Vacquiers, sans autre explication son étude sur la commanderie de Belbèze [en effet son intérêt pour l’Ordre de Saint-Jean, et les possessions de celui-ci, à commencer par Fronton, l’a conduit à placer ses notes sur la commanderie de Belbèze, immédiatement après avoir présenté l’église de Saint-Pierre du Bousquet qui, elle, est sur la commune de Vacquiers]. Victimes d’une confusion, ils ont alors véhiculé cette erreur de localisation.

 

Adrien Escudier, monographies de Bouloc, Villeneuve-lés-Bouloc et Vacquiers, 1933 –p. 149-160

Elie rossignol, monographies communales de l’arrondissement de Gaillac, 1869

 

 

 L’Ordre de  Saint-Jean de Jérusalem tenait ses principaux biens dans Beauvais d’Aiméric de Tauriac, époux de Saura  Agasse qui dans son testament de 1361 lui a laissé tous ses biens meubles et immeubles à jouir après la mort de Jean de Tauriac son fils si celui-ci mourait sans descendance. Après la mort de Jean de Tauriac, les chevaliers réglèrent sa succession en 1370 avec Irlande de Tauriac, sa sœur épouse de Géraut de Bellomont  (Elie Rosseignol, p. 57 et 58).

 

 L’ordre reçut beaucoup de la part des vicomtes de Monclar  (le chef lieu d’exploitation des biens dans la juridiction de Beauvais étant à Belbèze où fut construit un château qui prit le titre de commanderie, ayant sous sa dépendance - les églises et fiefs de Labouisse et Monpélégry, qui formaient précédemment une préceptorerie libre. La commanderie de Belbèze est ensuite unie à celle de Fronton, elle-même unie au grand prieuré de Toulouse – NDLR : l’histoire de cette commanderie a été présentée par Adrien Escudier, à la suite de sa monographie de Vacquiers, ce qui a conduit certains lecteurs et auteurs à penser que ces églises se trouvaient sur Vacquiers !).(Elie Rosseignol, p.58).

 

Les droits de l’Ordre de Malte qui venaient de Tauriac étaient plutôt honorifiques que réels, et les grands prieurs s’en désistaient et les reprenaient tout à tour selon les circonstances (Elie Rosseignol, p. 55).

Au sujet de la justice, il y a un procès  que l’Ordre évoque au palais des requêtes  dans lequel intervient le procureur général, demandant que le roi soit maintenu en l’exercice de toute la justice de Beauvais et de Chaulet. L’Ordre de malte se désiste de ses prétentions et le parlement de Dijon, par l’arrêt de 1667 attribue au sieur de Castanet le tiers de la justice (Elie Rosseignol, p. 56).

 

D’après la constitution de 1342 le roi de France et les seigneurs Bos, Izarn, Auimerie et Pelfort de Tauriac sont coseigneurs de Beauvais.

Par suite de l’accord établi avec Irlande de Tauriac, l’Ordre de Malte peut jouir en pleine propriété de tous les biens séparés ou contigus de la Tour de Belbèze, centre de la nouvelle commanderie, qui conservera jusqu’à la Révolution une suprématie sur les domaines de Labouisse et Montpélégry.

 

Vers 1362, l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem reçoit du Seigneur Aimerie de Tauriac, époux de Saura Agasse, la terre de Belbèze située dans la juridiction de Beauvais. Il y fait construire un château-fort que l’on désigne sous le nom de Tour de Belbèze ( ou «  Belvèse ») et qui par son importance prend le titre de commanderie ayant sous sa dépendance les fiefs et les églises de Labouisse et de Montpélégry possédés déjà par l’Ordre de Saint-Jean.

 

Le seigneur Aimerie de Tauriac tenait ces biens de  son oncle, Louis de Tauriac, en 1361 devant le notaire Guillaume Auda, de Villemur «  Je nomme Jean de Tauriac, mon fils, héritier universel, et au cas où il viendrait à décéder sans enfants, procréés de légitime mariage, je substitue un mien neveu nommé Aimerie de Tauriac. Pour tous les autres biens, juridictions et seigneuries, je substitue la maison de  Saint-Jean de Fronton, à la charge par le commandeur de tenir deux prêtres à perpétuité dans l’église de Beauvais pour prier Dieu pour mon âme et celle de mes parents et de tous les fidèles chrétiens ».
Jean de Tauraic meurt bientôt après, sans laisser de descendance et les chevaliers de Saint-Jean règlent sa succession, en 1370 avec Irlande de Tauriac sa sœur, épouse de Géraud de Bellomond.

 

En 1400, la Commanderie de Fronton est érigée en chambre prieurale ; le Grand-Prieur administre directement tout ce qui dans la contrée se rattache à l’ordre de Saint-Jean.

Le Grand-Prieur avait seul la « directe des domaines  de Belbèze » et deux moulins sur le rtescou, comme héritier direct d’Aimerie de Tauriac ; il se disait co-seigneur, hait, moyen et bas justicier et direct de Beauvais pour 1/3.

 

Acte du 15 septembre 1508 à Orgueil Me Guillaume Mailhac,  frère Guillaume de Ferrand commandeur de Marmande prend possession des « membres » (i.e. domaines) de Belbèze, Labouisse et Montpélégry, agissant au nom et comme procureur fondé de Jean de Ranguis, Grand-Commandeur et Grand-Prieur de Toulouse

L’inféodation suivante  est consignée dans un acte de l’année 1224, conservé  pour le cas où l’Ordre de Saint-Jean aurait des droits de propriété sur les biens inféodés par Magatolia Bertrande, sœur d’Arnaud Delprat, comprenant toutes les terres, près et vignes « oblies et seigneuries qu’elle avait à Villemur et en l’honnor de Villebrumier en haut jusques au Tescou ». Cf Adrien Escudier, Vacquiers, op. cit., p. 147.

 

Les dénombrements en 1593, puis en 1664,1667 et 1690 partagent entre le Roi et l’Ordre de Malte les autres 2/3 de la justice

Ces droits de justice qui venaient des Tauriac étaient plutôt honorifiques

  Que réels et les Grands-Prieurs de Toulouse s’en désistaient et les rfeprenaient tour à tour selon les circonstances.

En 1463 est faite la reconnaissance du lieu de Beauvais en paréage avec le roi, le seigneur de Tauriac, et le commandeur de Belbèze, représentant le Grand-Prieur, Pierre de Montlezun.

 

Dans le XVIIIe siècle le grand prieur de Toulouse se dit seigneur haut justicier de Beauvais pour 1/3 (1770) (Elie Rosseignol, p. 56). Le roi était seigneur direct seul pour une partie et en paréage pour deux autres parties – l’une avec le grand prieur de Malte de Toulouse et l’autre avec le seigneur de Tauriac. (Elie Rosseignol, p. 57).

 

Tout ceci démontre  l’extrême divisibilité des seigneuries, ce qui était une cause de la déconsidération où elles étaient tombées à la Révolution… ce qui ici se complique par une infinité de mises en cause et de procès.

 

 

Liste des commandeurs de Belbèze

1460 : Simon Ferran

1511-1519 : Pierre Verlhac

                   Georges de lauyras

1648 : Henruy des Merles-Beauchamps

 

Belbèze est réunie à la chambre prierale de Fronton.

Les commissaires du Grand-Prieuré  visitent Belbèze en 1705 et 1710.

 

 

La Tour de Belbèze

Le moulon de Belèze consistait en terres labourables  d’ prés  ert un boui*is à haite futaie – bois défriché en 1611 -, le tout exempt de taille et dîmes ; et des terres labourtables et des près dans la vallée du Tescou.
Ce moulon de Belbèze est donné à fief en1444 et 1460.Les commandeurs donnaient à fief à des personnes étrangères à leur commanderie pour la culture et l’adminsitartion des terres qui en dépendaient. A André Esculié, ascendant d’Adrien Escudier,  est donné à fief  les terres , près, bois à la Tour de Belbèze confrontant avec el chemin de la Tour, le ruisseau de Sainte Foy et la juridiction de Villemur.

 

Château de Belbèze

Au cours des guerres de Religion, les protestants s’emparent, incendient et  font crouler la tour et le château de Belbèze dont il ne reste par la suite qu’une maison reconstruite, servant de métairie et d’exploitation rurale jusqu’à la Révolution

N° 505 section D cadastre. Maison à bas étage en 1700, servant au métayer.

 

Propriété de M. Honorat Quercy, gendre Escalette du Born y ayant en 1933 une maison à l’état de métairie, construire sur les ruines de la Tour après la Révolution (cf. Escudier,p. 157 note).

 

château de Beauvais

 

Dans la part du roi était le château de Beauvais, inféodé avant 1463. Au XVIe siècle, le château était possédé par David du Bousquet et Anne de Malras, sa femme ; et en 1647, par Jean du Bousquet qui en 1671, conjointement avec Louise de Ranconet  et Descoire, sa femme [sic] l’hommage au roi. Ces derniers prenaient le titre de seigneurs de Beauvais – prenant improprement ce titren qualificayion n’appartenant qu’aux seigneurs justiciers, mais s’expliquant ici par leur titre d’engagiste du roi. (Rossignol, p. 57)

 

Château de Beauvais  (rebâtie au XVIIIe siècle ?)

- Jean de Lettes :

- les Evêques de Montauban -  Desprès de Montpezat, etc...  de la famille de Jean de Lettes

- Dlle de Touges en 1585 pour Jacques de Murviel, son fils

- les consuls de Beauvais

- David du Bousquet.

 

Jean de Lettes

Jean de Lettes, doyen de la collégiale de Montpezat et abbé de Loc-Dieu  est nommé évêque  de Bériers (1837) et en même temps de Montauban  en 1539, faisant son entrée dans le diocèse en 1551. Il est en outre abbé de Moissac en 1544, laissant à ce moment l'évêché de Béziers. Ce  fut un bien étrange personnage,  sceptique  et jouisseur.

 

Il est le neveu de Jean IV des Près-Montpezat . Il jouit d’importants revenus ecclésiastiques et personnels dont le château de Piquecos.. Il même la vire d’un gentilhomme fortuné, familier des nobles de son rang et de leurs activités. Il abjure la religion catholique pour embrasser la Réforme.

 

Au cours d ‘une partie de chasse, cet évêque sans vocation et sans attachement profond à la religion et à son état rencontre Armande Durfort veuve de Déjcan de Bousquet, Seigneur de Verlhac (+ vers 1536), et se lie à elle. Il affiche  dés lors sa liaison,  achète à Beauvais un domaine rural, pour être plus proche de celle-ci :  maison et jardin contiguë à l'ancienne enceinte d'un fort.  Ils s'établissent en différentes résidences dans le diocèse : Villebrumier (présence épisodique dans une maison construite rue du Four, appartenant à la seigneurie de Verlhac), Escatalens (à Bordo blanquo), Beauvais -  Seigneurie de Beauvais qu'il a acheté en 1543 par  engagement (domaine royal),  repsie en 1545,  et où il fait construire un château.

 

Peu religieux Jean de Lettes avait résigné ses bénéfices ecclésiastiques, vendu l'abbaye de Moissac, s'était démis de ses charges,  cédé l'évêché à Jacques Des Prés, son neveu qui en prend possession le 19 novembre 1556.

 

En 1556, il épouse celle qui est connue comme sa maîtresse.  Jean de Lettes et son épouse quittent ensuite la France pour aller s’installer entre Genève et Lausanne. Il achète aux environs de Genève la baronnie d'Aubone. Il meurt en 1563. Il a deux fils qui auront un destin violent et tragique.

 

Ce comportement si peu attendu de la part d’un évêque - conduite si peu régulière, scandaleuse et d'apostasie - est venu s’ajouter à d’autres facteurs  favorisant l’éclosion de la Réforme à Montauban.

 

Il avait entrepris à Beauvais les travaux  commencés par Jean de Marigny.

sources : dont Inventaire des archives du château de Tauriac

 

Evêques de Montauban :

1519 : Jean IV des Prés-Montpezat

1539 : Jean V de Lettes-Montpezat (Jean de Lettes).
1556 : Jacques II des Prés-Montpezat.
1589 à 1600, Vacance du siège, Claude de Champaigne, administrateur. 

1600 : Anne Carrion de Murviel.
1652 : Pierre III de Bertier.

 

 

 

La communauté de Beauvais

 

 

Les consuls étaient au novembre de 2, nommés le jour de la Toussaint, par les habitants assemblés devant la porte de l’église sur la présentation de 4 candidats faire par les officiers sortant de charge.

 

Les fours et moulins n’étaient pas banaux (Elie Rossignol, p. 52).

Les deux moulins se situaient, l’un à Myguières , celui-ci étant objet de contestation entre le commandeur et Mariot du Bousquet, seigneur de Verhac et de Montgaillard ;

et l’autre à Dadam ou Fontausures sur le Tescou, ce dernier contesté entre le seigneur de Verlhac et le commandeur en 1585.

 

 

 Eglises de Beauvais

1/ l'église construite avec la bastide

2 / l'église sur le côteau à Montaut

3 / l'église reconstruite presqu'entièrement après les guerres civiles et religieuxex : XVIIe siècle

4 / vers 1760 (emplacement actuel) 

5 / reconstruite en 1866

 

 

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Sainte Catherine de Chaulet

commune de Beauvais

 

La cloche de Chaulet est ancienne et viendrait de Beauvais (Elie Rossignol, p. 59).

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Montgaillard

 

L'église est dédiée à Saint-Michel.

La dîme est partagée entre l'Evêque de montauban et le curé.

 

1271, Montgaillard comptée comme bastide dans le saisimentum.

 

1319Montgaillard faisant partie de la baronie de Villemur. Puis ensuite de la Vicomté. 

Armande de Durfort, vers 1540, est tutrice de Mariet de Bousquet, seigneur de Verlhac et de la la 1/2 de Montgaillard.

En 1623  Présentation  par les consuls de Montgaillard du serment aux mains du vicomte de Villemur  en présence d’un représentant du baron de Verlhac coseigneur de Montgaillard (notaire Bscoul, 24 06 1623 - cf. Sevène, p. 135)

 

le 14 mars 1720 (notaire Coulom cf Sevène p. 67), Belle-Isle cède Montgaillard et Vilette à M. de Tauriac, en échange de la forge banale de Layrac  que possédait Tauriac -  le même évènement est daté du 12 septembre 1728 (cf. Elie Rossignol, p. 43, sans source précisée).

 

 

 

Les seigneurs de Montgaillard

 

 

En 1422 Jacques vicomte de Villemur vend à Jean comte de Foix la vicomté de Villemur et les lieux qui en dépendent  dont Montvalen, Vilette et Montgaillard 13.000 écus d’or, les 64 faisnat le marc. Il s’en réserva la jouissance.

 

A sa mort, le roi réclama la possession de la vicomté et qui à sa requête fut saisie en 1424.

Le roi la céda au comte de Foix, Jean en était possesseur en 1501

 

Elle passa ensuite au roi de Navarre.

Celui-ci la vend en 1596 au duc de Lesdiguières

 

 

Lesdiguière la rétrocède à Louis XIII en novembre 1621 (enregistrement  en juillet 1622).

Le marchéal acquit, sous pacte de rachat à exrecr dans le dali de 10 ans, le 14 juillet 1621:  Montgaillard de Jonatan du Bousquet,  seigneur et baron de Verlhac pour 25000 livres, notaire Timbal  (Sevène p. 53)

   

 

Louis XV l’échange en 1719 au comte de Belle-Ile qui le 12 septembre 1728 (?) (cf. Rossignol), échange les seigneuries de Montgaillard et Vilette contre la forge banale de layrac que possédait le sieur de Tauriac. Ce dernier en prit possession seulement en 1730 et l’acte d’échange fut confirmé en 1740. Le sieur de Tauriac hommagera en 1754 ses droits dans ces 2 terres. Il était alors en procès avec le baron de Verlhac qui prétendait avoir la moitié de la justice basse de Montgaillard dont il était seigneur direct pour une 1/2.

Source : Elie Rossignol, p. 43

 

Le sieur de Verhac quand le domaine redevient au roi de France après la cession de Lesdiguières hommagea la moitié de la justice basse de Montgaillard en 1668 et en 1699 obtient reconnaissance des consuls.

 

En 1703 le sieur de Verlhac  acquit le domaine du roi à Montgaillard

la cède au comte de Belle-Isle en 1720, se réservant la moitié  de la justice basse comme lui appartenant personnellement

Procès  entre Belle-isle et Tauriac au Parlement de Toulouse, en faveur de Tauriac en 1730, procès repris, devant le grand conseil en 1754. (Elie Rossignol, p. 43)

  .

 

noble Bernard de la Faye, coseigneur de Montgailhard

 

 

Eglises de Montgaillard

 

1/ l'église première mentionnée.

2 / l'église entièrement reconstruite après les guerres civiles et religieuses  : XVIIe siècle.

à côté du cimetière de la paroisse

3 / l'église du XVIIIe siècle 

Eglise élevée dans le village vers 1760.

4 / l'église reconstruite du XIXe siècle,  avant 1866

au XIXe siècle

 

5 / l'église de 1973, église actuelle.

 

La communauté de Montgaillard

 

En 1730 le curé est tenu de « recommander aux prières publiques du prone le sieur de Tauriac et sa dame de de leur donner de l’eau bénite par aspersion et avec décence, en s’arrêtant devant leur banc ». (Elie  Rossignol)

 

Villette était annexe de Tauriac

Sources :

- Amédée Sevène, Notice sur Villemur, Brusson, 1898

- Elie Rossignol,Monographies commu,nales pou Etude statistique, historique et monumentale du département du Tarn, arrondissement de Gaillac, cantons  de Salvagnac et Rabastens, 1866

- Adrien Escudier, monographies de Bouloc, Villeneuve-lès-Bouloc et Vacquiers, Fournier, 1933

- Yannick du Guerny, Inventaire des archives de Saint-Urcisse et Tauriac, 2006


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