AUX LIMITES DE LA VICOMTÉ   



 

 

 

Aux limites de la Vicomté

 

 

Il est présenté ailleurs les communautés, constituant un consulat ,

communautés devenues par la suite communes,

appartenant à la Vicomté de Villemur

« Les consulats de la Vicomté »    

 

Ici nous présentons quelques éléments au sujet de consulats qui n’appartenaient pas à la Vicomté de Villemur

 

Trois sont sur la rive gauche

Ils constituent comme les marches de la Vicomté, son horizon géographique, sa limite et la ligne de crête entre la vallée du Tarn et celle du Girou, dominant la terrasse supérieure. 

 

 

Cinq autres se trouvent sur la rive droite (aujourd'hui dans le département du Tarn).  Tauriac et Roquemaure sont en étroite relation avec le consulat et la Vicomté de Villemur tout au long de leur histoire, (Tauriac constituant comme une enclave dans la vicomté).

deux dans le Tarn-et-Garonne :

deux dans la Haute-Garonne :

cf. ci-dessous : Bessières et Conques (commune de Buzet-sur-Tarn)

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Bessières

 

 

Bessières est dans la séanchausse de Toulouse. A toujours été dans le diocèse ecclésiastique de Toulouse et du diocèse civil de Toulouse.

Archiprêtré de Montasruc, antérieurement de l'Archidiaconé de Villelongue.

l'étymologie de Bessières :  lieu où l’on trouve un ensemble de bouleaux (bès : bouleau).

Veceriis, XIIIe siècle, Vecerias 1203, Besseriis. 1538.

Le patron de l'église est Mgr l'Archevêque.

Le seigneur temporel à la fin du XVIIIe siècle est le comte de Clarac, seigneur de mirepoix.

 

Bessières est compté comme castrum en 1271 - saisimentum.

 

Les silences de l’Histoire

Rien  n’est dit  de Bessières au temps de croisade contre les Albigeois ou au moment des guerres de cent ans. Certes les bandes de routiers qui ont sévi dans la vallée du Tarn n’ont pas dû passer bien loin de Bessières. On sait d’ailleurs  aussi que la bataille de Montjoire contre l’armée des croisés n’a pas eu lieu à Montjoire, mais à Montgey près de Puylaurens…les lacunes documentaires n’appellent pas cependant à imaginer ce qui a pu se passer et à développer la propension bien connue à faire l’histoire fiction  pour combler les vides par généralisation et extrapolation de faits environnants connus.

On aura aussi quelque réserve vis-à-vis de l’histoire déduite de la toponymie, même si celle-ci constitue un indice - cf. la production du pastel à Bessières et dans la vallée du Tarn.

 

cf . Le patrimoine des communes de la Haute-Garonne (Flohic, Tome2, 2000) - reprenant ici Raymond Faure, XX siècle d'Histoire en pays toulousain, 1968 - n'est pas exempt de ces difficultés mentionnées.

 

Fort de Bessières

1237, Bessières était fortifié. Fort situé au centre du village.

Fortifications  qui sont l’œuvre de Guillaume de Gammeville, Guilhem de Capel et Bertrand de Bessières.

 

seigneurs

  • Guillaume de Gameville
  • G. Capel
  • Grimoard de Villebrumier
  • Bertrand de Bessières
  • Roi de France
  • H. d'Affès
  • noble du Breil
  • les prébendiers de la cathédrale de Toulouse
  • Roi de France
  • Clarac en 1771
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La communauté

Quatres consuls existent selon la hiérarchie sociale traditionnelle. Le renouvellement a lieu annuellement pour la saint Luc.

 

Guerres de religion

L’histoire de Bessières de 1563 à 1596 est à retrouver tout entière, comme l’avouait Lestrade en 1939. On n’a pas le sentiment que cela a été fait. En effet on est assez ignorant de ce qui a pu se passer. à Bessières durant cette période.  A première vue Bessières semble avoir été à l’écart  des troubles qui ont  ruiné le pays des deux côtés : de Villemur et Roquremaure  même si les derniers moments du siège de Villemur en octobre 1592 rencontrent les fuyards de l’armée de Joyeuse pourchassée jusqu’à Bessières ; ou  de Buzet,  la place [ville et château] du diocèse de Toulouse qui a le plus à souffert entre 1563 et 1597, prise par les protestants venus de Castres le jour de Pâques 1563, puis le 19 octobre  1572 – les protestants ne quittant  Buzet qu’en janvier 1577, puis  reprenant la ville à nouveau en 1594.

Il n'y pas eu apparemment de main-mise sur la cité de Bessières, ni de destruction d'édifice, pas même de son église (une des rares du secteur). Plusieurs témoignages indiquent l'organisation et la mise en oeuvre d'une défense. Sources : Abbé Jean Lestrade.

 

l'église de Bessières

1 - une première église du XIIIe siècle dédiée à Saint-Prim

2-  la même (?) dédiée à saint Jean-Baptiste (quand ?)

 

1285,  fin de la construction de l’église St Jean Baptiste et du clocher

Des sépultures découvertes  dans une des caves de l’hospice Sainte-Cécile  fait entrevoir la localisation de l’églisqe à cet endroit ou  son cimetière contigu. Une crois marque cet espace entre l’hospice et le rivière... Eglise St Jean mentionnée en 1365

 

3-  l'église reprise au XIXe siècle  de style néo-gothique. En 1883, elle est restaurée et agrandie. Son clocher toulousain octogonal, dont une cloche de bronze est cassée, date de 1593 (classement du 09.11.1906 / 31.12/1960). Des travaux de restauration ont été entrepris en 2002.

 

La paroisse

En 1538, . – Le recteur de l'église Saint-Jean-Baptiste, du lieu de Bessières. - Il a les cas. - La cure est en litige. - Lest s equestres [des revenus de la cure] ont des, ~Lettres de régence pour Arnauld Timbal, prêtre. L'archevêque, prieur du lieu, prend 2 portions des dîmes et le recteur la 3ème portion. La cure vaut 200 livres, l'archevêque la confère de, plein droit, Rector ecclesie Beati Johannis-Baptiste, loci de Besseriis.[Pouillé du diocèse de Toulouse, 1538]

 

Les Moulins

Le 20 décembre 1837, Le sieur Ducos vicomte de La Hitte, marécxhal du camp d’etillerie dépose auprès du Roi Louis-Philippe une demande pour être autorisé à construire un moulin à farine qui serait mis en jeu par la retenue du barrage à établir aux frais de l’Etat sur le tarn à Bessières pour les besoins de la navigation de cette rivière.. Autorisation signée du 26 octobre 1839 (R. Fauré p. 10).

 

ce que l'on dit au sujet du pastel :

Bessières avait ses moulins pastelliers, d’après des documents de l’époque (R. Faure p 53 - NDLR : aucune source indiquée) nous en situons deux avec cetitude : ils se situaient en bordure du chemin de Bessières à Las Monges, non loin de l’embranchement du chemin d’étapes de Montauban à Lavaur ; sur le cadastre de 1837, ces lieux sont encore appelés "al mouli " et " la moulino de Girtaoudino " - cette dernière  mouline qui devait plus tard se reconstituer sur le ruisseau de Babirol ety être rexclusivement résezrvée au broyage des grains. Entre ces moulions et la ville s’élevianet des constructions qui servazient d’entrepots et que le cadastre dénomme « la Pastella » ( culture éphèmère pendant 80 ans) - cf. Raymond Fauré.

 

Les foires

Celles-ci sont anciennes.  Des lettres pâtentes du roi Lous XI en 1500 décrète 3 foires par an  et un marché le lundi. Ces foires étaient attractives. Les villes de cette espace vont se disputer la suprématie commerciale, sans y parvenir : Montastruc, Buzet, Salvagnac, Bessières.

Ces grandes foires jalonnaient l'année : le 5 janvier pour Sainte Agathe, le 3 mai pour la Sainte-Croix, le 30 août pour Szainte Rose, le 27 novembre. Le marché a lieu, chaque semaine le lundi.  Un décret municipal  du 6 janvier 1793 rétablit foires et marchés "qui se sont constamment et pendant plusieurs siècles tenus à Bessières".

 

Familles

 

La Famille Faysan possédait de nombreux biens. Elle avait à Bessières une maison joignant la porte de l'eglise et 3 autres maisons et 6 métairies dans le consulat de Bessières, une en Frique. une autre Mazade.

Champlard. Ernest Ducos de la Hitte, général d'Empire, ministre de la guerre sous Napoléon III appartient à une famille de Bessières (né et décédé à Bessières).

 

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Conques ou Conquette

commune de Buzet-sur-Tarn

 

Conques ou Conquettes renvoie à la topographie du lieu.

L'église est dédiée à Saint-Pierre,

Elle dépendait du diocèse ecclésiastique de Toulouse avant 1317 et de Montauban après 1318.

La communauté avant la Révolution dépend du consulat de Buzet.

Conques et une communauté de la rive droite du Tarn, appartenant au consulat de Buzet. On pourrait penser que, comme pour Beauvais-sur-Tescou, son nom signerait la fondation faite par l'abbaye de Conques. Il n'en est rien. Le lieu-dit  Conques ou Conquette a été donné à l'abbaye de Moissac. L'acte de donation  "du lieu "de Conquetes par Gérald, Guillaume et Amelius est connu, dans les années 1059/1073 (publié par Aymeric de Peyrac, Andurandy, Régis de La Haye) : "locum qui dicitur Conquitas". L'abbaye de Moissac va y établir un prieuré. Celui-ci est situé près du hameau, à 1200 m en aval de l'ancien pont..

Le nom d'un des prieurs  vers 1260 est également connu (cf. Nicole de Pena prieuré de "conquette"). Comme le prieuré de Villematier, celui de Conquettes est temporairement distrait de Moissac, le 25 novembre  1318 pour être donné à Guillaume de Malhac, moine de Montauban. Le prieuré existe au début du XIVe siècle.

Les textes anciens  écrivenent Conquitas ou Conquetas. La dénomination va varier : Conques ou Conquette. La carte de Cassini porte "Conques".

L'église a pour titulaire saint Pierre, apôtre. Le patron est le prieur de Conques Avant 1317, cette paroisse appartient au diocèse de Toulouse, après 1318 au diocèse de Montauban, et de l'archiprêtré de Roquemaure alors que Buzet, sur la rive opposée du Tarn, appartient au diocèse de Toulouse et à l'archiprêtré de Montastruc. Le cimetière de cette église disparait en 1844.

Le hameau faisait partie de la chatellenie de Buzet jusqu'en 1655. Le roi Louis XIV le cède alors au sieur JHeande Fineste, baron de Mezens, juge mage à Toulouse.

la famille de Gineste habite le château de Conques (sieur de Conques). Par la suite, c'est la famille du Cos de la Hitte qui en hérite. Edouard René du Cos de la Hitte décide de raser le château et de construire un nouveu château avec son parc et ses dépendances. En 1850, Alphonse Roques en devient le propriétaire. La dernière héritière le vend en 1950

 

Saint Vincent de Paul à Buzet - le pensionnat, Notre-Dame de-Grâce : C'est à Buzet, dans une rue longeant l'église de Buzet - comme l'indique Paul Mercadal - qu'a logé M. Vincent (saint Vincent de Paul), lorsque pour payer ses études toulousines, il exerce les fonctions de précepteur, tenant école  et pensionnat de 1586 à 1598 dans la Grand'Rue au profit d'enfants de la noblesse (enfants de du baron de Flammarens, les neveux du duc d'Epernon, les arrières-neveux de Jean de La valette). Cependant d'aucuns pensent qu'il a aussi logé un temps au château de Conques.

Dans la rue, une plaque porte cette inscription : " dans cette maison, Saint Vincent de Paul a fait l'école de 1596 à 1597".

Au retour de son ordination le 23 septembre 1600, il aurait célébré une de ses premières messes à Notre-Dame de Grâce, chapelle établie sur le côteau entre Conques et Condel. Cette chapelle aurait été édifiée par les moines établis plus bas à Conques (défrichement).

Sources : Yannick du Guerny, Inventaire du château de Mezens

Françoise Sabatié-Clarac, Buzet-sur-Tarn, des origines à la Révolution. 2006

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