Addenda à la Nouvelle Histoire de Villemur   



Nouvelle Histoire de Villemur


Addenda à la Nouvelle Histoire de Villemur


Éléments nouveaux

 à dater de mai 2016


Région

La nouvelle région, formée des anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon a pris pour nom : Occitanie (2016)[1]


Canton de Villemur-sur-Tarn (2015)


Les élections cantonales ont eu lieu les 22 et 29 mars 2015, élisant les nouveaux conseillers départementaux : Ghislaine Cabessut (maire de Bouloc) et Jean-Luc Raysséguier (maire de Bessières) pour le nouveau canton de Villemur-sur-Tarn. 


Communauté de communes


La communauté Val’Aïgo s’est agrandie de la commune de Buzet-sur-Tarn. Un arrêté préfectoral du 16 novembre 2016 porte extension du périmètre de la communauté de communes Val Aïgo à la commune de Buzet-sur-Tarn, à partir du 1er janvier 2017, formant une communauté de 16.313 habitants[2]. Cette réalisation s’est trouvée différée à la suite de clarifications rendues nécessaires pour ce qui regarde les relations entre la future nouvelle communauté Val’Aïgo et le SMIX des Portes du Tarn. Elle demeure en attente (janvier 2018). 


MOLEX et VMI 


L’usine de connecteurs électriques, fermée par le groupe américain Molex en 2009, relancée par le fonds HIG Capital avec l’aide de l’État – rebaptisée « Villemur Industries » (VMI), a été rachetée par ses cadres. L’ensemble emploie 283 salariés dont 65 sur le site de Villemur-sur-Tarn qui comptait 283 salariés avant sa fermeture. HIG Capital vient de vendre la société à six de ses cadres qui ont pris 81% des parts autour du président Max Laisné (70%), avec le soutien d’ActoMezz (19%). (23 mars 2016). Procès gagné en août 2016. Le 9 août 2016, la cour d’appel de Toulouse a jugé illicite le licenciement des 191 salariés de l’usine Molex en 2009 « sans cause réelle et sérieuse ». Les juges ont accordé 7 millions d’euros (de 7.000 à 69.260 € selon la situation sociale de l’ex-salarié) pour 191 des 280 ex-salariés. Ceux-ci ont perçu le 25 novembre 2016 les indemnités accordées. La question de l’indemnité reste posée pour des représentants du personnel qui n’ont pas été englobés dans la même procédure.  

En mai 2017 : 120 Molex ont retrouvé un travail ; 9 ont monté leur affaire sous la forme d’une Très Petite Entreprise (TPE). D’autres, une vingtaine, demeurent dans une situation incertaine (CDD). 17 pointent toujours à Pôle-Emploi. Une quinzaine de personnes serait en invalidité. Près de 10 ans après, l’onde de choc est toujours perceptible, tant pour les personnes que pour la cité de Villemur.

Un autre espace est donné à l’événement, celui de l’anamnèse sociale par l’expression et la production d’œuvres : par le théâtre : Les usines sur les planches (2012), le cinéma : Les Molex, des gens debout (2010), les publications, dont l’œuvre collective : Quand ils ont fermé l’usine – lutter contre la délocalisation dans une économie globalisée (2017)[3]. Cf. Tome 1, p. 766, 768-769.


De Brusson à Brussanges, 2015

En avril 2015, après l’incendie de la fin d’année 2014, l’entreprise dénommée désormais Brussanges a trouvé place à Bessière pour reprendre et développer la production des cheveux d’anges, commercialisés par Panzani. Cf. tome 1, p. 771.


Des graines d'avenir 

La Société Panam-Semences (Frédéric Poujaud, PDG) développe la plante tropicale chia dans la Villemurois. Plante cultivés par la Mayas en Amérique du Sud, dénommée « la graine des dieux », aujourd’hui produite sou le nom d’Oruro. Après dix ans de recherche elle est cultivée depuis 2017 et par la suite commercialisée (2018) ; Production projetée de 500 tonnes par an.


Le casse de Bessières et le gang des égoutiers, 2014

Deux ans après le spectaculaire casse de la banque du Crédit Agricole, à Bessières, au Nord de Toulouse, le 18 mars 2014, treize personnes ont été interpellées, le mardi 5 avril 2016 au matin, par la gendarmerie, à Toulouse et en France, dont deux dans les communes de Bessières et La Magdelaine, l’un ayant loué un coffre à la banque de Bessières[4].


Stalles de l’église, classées

Le 31 juillet 2008, la Commission Départementale des Monuments Historique a rendu un avis favorable au classement des stalles en bois sculpté de l’église Saint-Michel, Il s’agit de six stalles datant de 16790, provenant de la basilique Saint-Sernin. La Commission nationale du 20 octobre 2015 a donné son accord pour ce classement. La commune, invitée à se prononcer, approuve le classement de ces stalles, le 29 mars 2016.


Grippe aviaire

La grippe aviaire continue de s’étendre. Elle se trouve dans le Carmausin le 19 avril 2016, en même temps qu’entrait en vigueur le vide sanitaire instauré dans 18 départements du Sud-Ouest, du 18 avril au 16 mai 2016. Elle réapparaît au tout début de décembre 2016 dans plusieurs départements du Sud-Ouest. En juin 2017, elle se rencontre à Bressols (T-Gne).


Marionnettes 

La Compagnie UsinoTOPIE, Fabricant d’Ailleurs, créée en 2006 par Pierre Gosselin - les théâtres insolites (art du spectacle vivant), s’est établie à Villemur, seul lieu de la Région dédié à la marionnette, depuis leur création jusqu’aux spectacles. Centre ouvert au public depuis 2014. Celui-ci ne sera pas sans connaître des difficultés.


Une nouvelle caserne de pompiers à pechnauquié 

Le projet d’une nouvelle caserne de pompiers prend corps et pourrait voir le jour en 2019, projet porté par le Service départemental d’incendie et de Secours (SDIS).


Commune de Villemur

-

 En 2015, la commune a réalisé l’aménagement d’un complexe sportif et ludique (skatepark et citypark).

- En juin 2016, intervient la fusion des clubs de rugby de Villemur et Fronton (USVF, 500 licenciés).

- En août 2016, la municipalité lance un appel au mécénat populaire pour réaliser les travaux à effectuer sur les églises de Villemur (toiture et vitraux) et du Terme (toiture), comme aussi sur les écoles (construction de salles de classe) pour augmenter les capacités d’accueil des écoles primaires.

- Fin 2016, a lieu à Villemur l’implantation d’un Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) accueillant 67 demandeurs d’asile en lien avec l’augmentation du flux migratoire en France, consécutif notamment aux troubles qu’ont connu plusieurs pays du Moyen-Orient (Syrie, Irak). Douze appartements dans Villemur ont été réquisitionnés et confiés au CADA.

- Un logement social d’urgence temporaire est créé dans la maison attenante aux Greniers du Roy (fin 2017).

-  En 2017, la création de jardins familiaux (quartier Saint-Exupéry) est en projet.

- Juillet 2017, recréation d’une piscine en eaux vives (Tarn) et réouverture des anciens bains douche transformés en espace public (cinéma, concerts, lieu de détente et de rencontre, etc.). La piscine avait été inaugurée le 21 juin 1936, seconde piscine de la Haute-Garonne après la piscine Nakache, fermée en 1999. 


Projets

- Rénovation de la salle de cinéma aux Greniers du Roy.

- Redonner vie au patrimoine : l’Agora des Greniers du Roy, le café Renaissance, le kiosque du jardin public, certaines parties de l’espace Brusson (projet sur le bâtiment « Eiffel », restructuration et démolition, projet d’augmentation des surfaces dédiées au logement)[5].

- Aménagement du pont suspendu avec la création éventuelle de deux passerelles. Des travaux de réparation ont été requis en urgence et programmés au début 2018 (coût estimé à 300.000 et 400.000 €, avec modifications du tablier)[6].

- Rénovation des allées.

- Renouvellement urbain et revitalisation du centre ville (étude 2017).


Respositionnement des groupes scolaires


Il s’agit d’une restructuration totale des sites par regroupements des écoles maternelles d’une part, et primaires d’autre part. Cela conduit à la disparition des établissements situés sur la rive droite et au repositionnement du futur groupe Maternelle, construction prévue entre la crèche et le primaire rassemblés à Michelet.

Magnanac

Il convient de renoncer à voir ici une possession de l’abbaye de Montolieu (Aude), en 835, comme nous l’avions avancé, à la suite de l’abbé Salvan, commettant une erreur de localisation dudit Magnanac, sis en fait sur le consulat d’Alzonne (Aude).  

Ancienne Tour de défense de Villemur

L’ancienne Tour de défense (ancienne) dite aussi Tour du Moulin est vraisemblablement du XIIIe siècle (plutôt que du XIIe siècle), remaniée au XVIIe et XIXe siècle. Elle a dû être construite après 1229, lors de la construction du castelnau. En effet, le castellum des années 1170 et la ville ont été incendiés le 2 juin 1209 par les habitants de Villemur saisis de crainte à l’annonce (rumeur apparemment non fondée) de l’arrivée des Croisés.

Cette tour servait à défendre la ville, comprenant une salle de gardes dans la salle haute.

Cette tour de défense en brique à deux étages de 30 m de hauteur au-dessus de l’eau garde jusqu'en 1631 sa fonction militaire qui s'exprime dans son architecture par des caractères défensifs marqués. L’Histoire garde mémoire de plusieurs moments où elle fut aux avant-postes, notamment lors des guerres civiles et religieuses (siège de Villemur de 1592) comme aussi lors d’une tentative avortée d’un projet d’incendie du moulin en 1628[7]. Sa fonction meunière est également ancienne et ne peut être considérée comme prenant le relais de la précédente selon la présentation de la base Mérimée. Les deux fonctions sont concomitantes Le moulin est presque aussi ancien que la tour (attest. 1326), appartenant au seigneur. S’y ajoutera un foulon pour les draps de laine (attest. 1637). Ces aménagements sont encore bien visibles dans les soubassements de la tour où subsistent les conduites des vannes, les conduits d'amenée, les cuves des rouets et également quelques vestiges dans la salle des meules au rez-de-chaussée où sont déposés quatre rouets en métal. Dans le dernier temps de la Révolution cette salle a une fonction cultuelle pour les catholiques romains. Puis la tour servira, nous dit-on à l’hébergement de quelques soldats du maréchal Soult, au printemps 1814 après la bataille de Toulouse. En 1826, le moulin de la Tour est agrandi, surélevé de deux étages. Prendra place selon les indications portées par l’AVH une minoterie, puis une couperie et soufflerie de poils pour la chapellerie (chapellerie villemurienne attestée en 1820-1900)[8]C'est dans ces lieux que la famille Brusson commence à fabriquer ses premières pâtes alimentaires en 1872. De 1900 à 1930 une boulangerie avec Jules Toulze, par la suite un abri pour des réfugiés lorrains ; en 1942 accueille l’école libre des filles, celle de la place Jean-Jaurès étant occupée par les allemands ; en 1945 le théâtre Brusson transporté au moulin et le « groupe lyrique de Vieux moulin » ; des œuvres catholiques (catéchisme, scoutisme). 

La tour est propriété de la commune depuis 1975. Son classement par les monuments historiques est intervenu par arrêté du 12 septembre 1977. Depuis, cette tour est au service de la culture (expositions dont celle, annuelle, de l’AVH, diverses activités). L’exposition annuelle 2017 a eu pour objet la Tour : « Il était une fois la tour »[9].


*************************


La maison Bélesta

La maison de Belesta, rue Saint-Michel, était un bien dont jouissait Mlle de Serin, M. de Belle-Isle avait ensuite repris cette maison. Il la céda par inféodation à M. Bremond, juge qui en jouit sous l’albergue d’une croix d’or évaluée à 30 livres[10].

Pierre Blancone, avocat à la cour habitant Toulouse, s’est chargé le 28 mars 1691, suivant « l’ordre et mandement des consuls modernes et syndic de la communauté d’une maison grenier, patus rue de la Peyre de l’item de Sa Majesté comme vicomte de Villemur »[11].


Bientenants

Le chapitre Saint-Etienne de Toulouse possédait quelque bien rue de Lescure en 1585, un patus de maison.


Places fortes des protestants


Un état dressé par Pierre de Barey mentionne en 1620 dans le diocèse du Bas-Montauban (Bas-Quercy) : Montauban, Villemur, Négrepelisse, Caussade comme villes fortes et Bruniquel, comme village fortifié.


La Maîtrise

Celle-ci a vu un personnel nombreux résider à Villemur. Ajoutons aux offices attribués connus 

- Maître particulier – Vers 1689 : Me Pierre de Courdurier de Crouzet, conseiller du roi maître particulier des Eaux et Forêts en la sénéchaussée de Toulouse. Vers 1713, François Domingon, conseiller du roi, maître particulier des Eaux et Forêts de la maîtrise de Toulouse siège à Villemur.

- Procureur – Vers 1690, François Serin, conseiller du roi, son procureur en la maîtrise des Eaux et Forêts de Toulouse, siège à Villemur.  De même, Pierre Serin.

- Greffier – Vers 1680, Antoine Ratier, greffier en la maîtrise des Eaux et Forêts de Toulouse, siège transféré à Villemur. Vers 1688, Me Jean Cazes, greffier en la maîtrise des Eaux et Forêts de Toulouse siège à Villemur, mari de Marthe Ratier. Vers 1730, Bertrand greffier en chef de la maîtrise des Eaux et Forêts. Voir tome 2, p. 363, 368-370.

Autres offices

Jean Pruet (v. 1630-1672) était receveur de gabelles de la ville de Villemur. Il épouse en février 1670 à la paroisse Saint-Étienne, à la chapelle Saint-Jacques, Jeanne de Cabrol (1644-ap. 1733) de cette paroisse[12]. Ils ont pour fils Antoine, conseiller du roi et procureur au siège de Villemur. Jean a un frère, Vital Pruet, prêtre prébendier de la cathédrale de Montauban. 


1628, les derniers soubresauts des guerres civiles et religieuses

  

Les capitaines montalbanais de Lhoste et Bernadou, au service de Saint-Michel, étaient allés vers la fin août « graisser le moulin pendant la nuit dans le dessein de le brûler ; ils brulèrent la campagne ensuite et voulant s’en revenir avec un bateau chargé de butin, La Molière se mit à leur trousse, les atteignit à moitié chemin et leur fit lâcher prise après leur avoir tué plus de la moitié des soldats »[13]. Il s’agissait de préparatifs en vue d’un incendie, tentative qui fut sans suite. Voir tome 1, p. 306.


Projet de canal des deux mers par la vallée du Tarn et Villemur, 1662 


Un premier projet de Riquet en 1662 concernait un canal du Midi passant par la vallée du Tarn de Saint-Sulpice à Montauban, et suivant depuis le seuil de Graissens le Sor, l’Agout (Castres-Saint-Sulpice), le Tarn, la Garonne jusqu’à Moissac[14]. Pour cette étude, Riquet est passé au pied de Villemur lors de la navigation entreprise le 22 juillet 1662 en compagnie d’officiers de la navigation. Ce projet avait surtout déjà des devanciers et ses promoteurs. Puis cette même année Riquet présente un autre projet, celui par la vallée du Girou, passant au pied de Bonrepos. Le projet passant par Toulouse prendra forme en 1666.


Des soldats espagnols prisonniers à Villemur en 1795


Des soldats espagnols sont faits prisonniers (9.000) lors de la prise de Figueras par le général Perignon le 28 novembre 1794 après la bataille de la Sierra negra. 52 prisonniers sont dirigés sur Villemur (50 grenadiers de Castille le 19 pluviôse an III [7 février 1795], et 2 fusillés de la province de Lérida suivront le 21 floréal an III [10 mai 1795][15]. Le 13 ventôse an III [3 mars 1795], le Directoire départemental avait organisé la distribution des prisonniers dans tout le département et notamment à Villemur et dans toutes les communes de ce canton[16] .

Il est dit que la tour de défense leur servit de prison. La seule mention rencontrée dans les délibérations est celle du 21 germinal an III [10 avril 1795], où il est fait mention « du travail de cuisson, distribution, manutention du pain à fournir aux prisonniers de guerres (espagnols) de ce canton ». Jean Lala, boulanger, a été invité par la commune à assurer cette prestation[17]. À Layrac, ce sont dix prisonniers de guerre espagnols qui ont été placés en juin 1795. En divers lieux, leur présence accentua les difficultés provoquées par la famine de 1794. Ce ne fut donc pas qu’une main d’œuvre bénéfique.


Lavoirs

La délibération du 5 février 1860 indique qu’une réparation est à effectuer au ruisseau de l’Hôpital, attendu qu’un lavoir se trouve dans ce ruisseau et qui est d’une grande utilité pour les habitants du faubourg. Voir tome 3, Layrac, Le Born au sujet des lavoirs.

La statue de la Vierge, place du Souvenir.

Nous écrivions après d’autres que cette statue avait été placée là en 1912, à la suite d’une souscription (tome 2, p. 499).

Jean Claude François fait valoir que des inscriptions peu lisibles portent : « Souvenir des Missions prêchées  - Avent 1876 RRPP dominicains ; Avent 1910 (?) ». Il observe aussi que le 21 novembre 1875, l’adjoint Jean Marie Elie Brusson demande la concession gratuite du terrain nécessaire pour établir sur la promenade et dans l’axe de cette allée, un monument avec piédestal destiné à supporter une statue de la Vierge – ceci à ses frais. La statue a été érigée en 1876.

L'affaire Bila de mars 1902 (tome 1, p. 709)


Antoine Sicard, en libération conditionnelle le 31 décembre 1907, est de retour à Villemur, marié le 12 juin 1911 à Montauban, appelé à l'armée le 20 mars 1915, libéré le 12 mars 1919, « par arrêt du 11 juin1919, la chambre des mises en accusation a réhabilité le nommé Antoine Sicard des conséquences de la condamnation prononcée contre lui le 24 mai 1902 (pour extrait conforme le greffier Roumieu) ». Décédé le 19 novembre 1946 à Agen (source : Pierre Villa). Voir tome 1, p. 655-657. Il était le fils d'Alexandre et d'Anne Delmas. 

 

et le crime des Filhols (tome 2, p. 89)

Il est fait mention d’un écrit sur le crime des Filhols, l’affaire Michel Lormière, écrit de Jean Marie Balthazar, petit-neveu de la victime (1985) – (source Pierre Villa).   


Au temps de la guerre 1939-1945


Depuis notre recension de l’événement mémorable qui s’est déroulé sur la place de la Mairie de Villemur où Désiré Barbe faisait face avec courage à une décision d’exécution par les Allemands de plusieurs personnes – cf. Tome 1 page 553, note 270, d’autres témoignages ou d’autres écrits ont été produits[18].   

En 1943, venant de Bordeaux, Otto Reise dirigeait depuis l’habitation des Ravazzoli, rue Saint-Michel, un réseau régional anti-nazi, disposant d’un émetteur dissimulé dans le galetas.

De l'école des Frères à la coopérative paysanne (rue des Potiers)

Cet immeuble appartenait à Mathilde Barrié, épouse d’Antoine Gardette. C’est tout d’abord leur fils, Alexandre Raymond Germain Gardette qui en hérite, époux de Marthe Vernhes. Il décède à Montauban, sans enfant. En hérite la sœur de celui-ci, Marie Augustine Raymonde Gardette, épouse d’Albert Chaubard, entrepreneur de transports. C’est cette dernière qui vend à la coopérative paysanne, créée en avril 1945, l’immeuble au 11 rue des Potiers, dit l’école des frères le 18 mai 1950.

Evénements

- Le 5 mai 1984 a lieu le jumelage avec Seu d’Urgell (province de Lleida, Catalogne intérieure). Un autre jumelage interviendra en 1995 avec Fara Sabina (Italie, banlieue de Rome).

- Le 25 juillet 1996, la médaille des justes parmi les nations pour le père Auguste Arribat est remise à Mme Nathalie Arribat, arrière-petite-nièce du père salésien.

- Le 16 novembre 1996, création du Conseil municipal des jeunes.

- Le 8 juin 1997, a lieu le premier festival Henri IV. Parmi les fondateurs : Mme Françoise Senouque, Mme Anne-Marie Dumas, le Dr Robert Mosnier, M. Marcel Peyre. L’année suivante, le 14 juin, le deuxième festival garde mémoire du quatrième centenaire de l’Édit de Nantes (une célébration œcuménique aura lieu dans ce cadre).  

- 2003 : les rues et chemins reçoivent des plaques portant un nom donné. De même les numéros des maisons.


- Le 16 janvier 2004, inauguration de EHPAD Saint-Jacques. En décembre 2017 auront lieu l’inauguration du PASA (pôle d'activités et de soins adaptés) et d'un nouveau bâtiment pour le SSIAD (service de soins infirmiers à domicile).


- Le 27 janvier 2007, inauguration de l’église restaurée de La Magdelaine.


- Le 1er juin 2008, inauguration de l’église restaurée de Sayrac.


- Le 11 septembre 2011, inauguration de l’église restaurée de Magnanac.


- Le 21 février 2012, inauguration de la nouvelle usine de production de câbles électriques Labinal de Villemur (groupe Safran, 12 millions d’€,13.500 m²). Cette usine appartient à la division Safran Electrical & Power. Elle fabrique des harnais et armoires électriques pour avions (câbles équipant les avions et hélicoptères d’Airbus). En 2017, il y a 550 salariés.


- Le 24 novembre 2012, inauguration du centre Bernadou et de la crèche multi-accueil au Roussel[19].


- En janvier 2015, création du Trail des rois (course des rois, course nocturne de 14 km) organisé par l’association des Las groulos longagnos. 650 trailers participaient à la troisième édition (2017).  


Les écoles


- Début 1984 : réfection de l’ancienne ferme Calar, rénovée et restructurée, devant servir aux besoins scolaires comme aussi à l’accueil d’activités de type culturel. 

- En septembre 1984, l’école Anatole France s’installe dans les locaux de l’ancien collège sur les allées, réhabilité.

- Le 6 décembre 1995 est inauguré la crèche Le royaume des petits (45 enfants de moins de trois ans), au 15 rue Anselme Lascoux, inaugurée par Pierre Izard, président du Conseil général. En 2004, la crèche-halte-garderie fait des propositions aux communes voisines pour étendre en leur direction ses activités.

Et le 24 novembre 2012, la crèche multi-accueil (multi-accueil associatif de 35 places) au Roussel est inaugurée.   


Urbanisme  

La rue du Grail (1690) a été par la suite appelée rue du Temple (1722).

La tour de Béziat : des informations différentes des nôtres nous ont été communiquées. Ce que nous écrivions tome 2, page 501 repose sur des témoignages convergents[20].

Tome 2, p.755 : La réception de la nouvelle école Michelet (rive gauche) est intervenue le 12 mai 1971, ouvrant ses portes à la rentrée 1971.


Réalisations fin XIXe siècle - début XXIe siècle (cf. tome 1, p. 771-772)


- Des travaux d’adduction d’eau auront lieu dans les années 1880 (1983, Pellausy, la Pasquette)

- Les Magnolias, foyer logement, sont inaugurés en 1989 (48 logements).

- Le lavoir municipal de Villemur, place du Quercy, est ouvert le 19 mai 1992.

- Cette même année les toilettes (WC), derrière la halle, sont ouvertes en septembre.

- En 1993, transformation de l’hôtel de ville (mairie), restructuration de l’ensemble.

- Le boulodrome est inauguré le 6 novembre 1994 (à l’ancien gymnase).

- La Crèche-halte-garderie a pour architecte Astruc ; le projet déposé, les travaux sont prévus en février 1995 sur un terrain communal (durée prévue 6 mois).

- En décembre 1997, la commune a repris la propriété et la commercialisation du lotissement du Parc de Calar laissé précédemment à une société, la SETOMIP (Société d'équipement de Toulouse Midi-Pyrénées) – 12 lots ont fait alors l’objet d’une promesse de vente.

- En avril 1998, acquisition de l’emprise SNCF soit 126.871 m² de terrain nu. 850 m² de bâtiments alors occupés et loués par les services techniques du SIVOM. Le prix d’achat négocié de l’ensemble se montait à 900.000 F (avec subvention par le département).

- Le 5 juin 1999, inauguration du tennis couvert par M. Gérard Bapt, député, représentant le président du Conseil général.  

- En 2000, rénovation du vélodrome et des vestiaires du stade : 1.800.000 F – travaux subventionnés à 80 %.

- En 2000, aménagement de la salle de conférence audio-visuelle aux greniers du Roy (1.350.000 F) à l’étage : 150 fauteuils (travaux prévus en avril-août 2000).

- Le 30 juin 2000 a lieu l’inauguration de la piscine par Pierre Izard, président du Conseil général, Gérard Bapt, député, Jean Pierre Plancade, sénateur, Michel Bilaud, représentant du préfet. Les travaux s’élèvent à 7.733.000 F, subventionnés à 80% ; ils comprennent un bassin ludique de 300 m², une pataugeoire avec jeux d’eau pour enfants de 50 m², bassin à plongeon de 50 m², un toboggan de 85 m, un bar, plages minérales et gazonnées.

- La rénovation de la minoterie Brusson est entreprise pour plus de 30 millions, 39 appartements sont construits, livraison septembre 2001. L’office public HLM de la HG a acquis la minoterie.

- La nouvelle maison de retraite médicalisée est reconstruite, les travaux ont débuté le 15 janvier 2001 – en partie rénovée et en partie reconstruite (autour de 35 millions de F). La phase de construction est terminée en juin 2002 ; la 2e phase de réhabilitation devait se terminer fin juin 2003 (la 2° phase comprend la démolition et la reconstruction du bâtiment des années 1970 et la restructuration du bâtiment des années 1960. Fin des travaux, décembre 2003. Le coût total de l’opération est de 5.488.165 €

- En décembre 2001, la médiathèque est achevée. L’ouverture a lieu au début février 2001 – 400 m² aménagés dans le marché couvert. 2.700.000 F (travaux subventionnés à 80% par l’État et le département. Elle reçoit le nom de Léon Eeckhoutte le mercredi 9 mars 2005 – il était décédé en 2004.

- Le gaz naturel est à Villemur dès 2001. Première tranche de gaz de Villaudric à la limite de la commune, route de Villemur, pour suivre la route de Sayrac [village de Sayrac] route de Nohic, Blessou, la Garrigue, Magnanac, D29D, av du Président Kennedy, D31, av. Winston Churchill (rive gauche).

- La nouvelle maison de retraite médicalisée de Villemur est réaménagée. Les travaux ont commencé le 15 janvier 2001.

- En 2002, aménagement de l’aire de pique-nique au square de la Voie.

- En 2003, le Trésor public se trouvait à côté de la mairie. Le conseil municipal s’oppose alors à la fermeture de la Trésorerie, fermeture qui est cependant décidée en octobre de la même année, rattachée à celle de Montastruc, devenant la trésorerie des vallées du Tarn et du Girou.

- Fin 2003, la numérotation de chaque route, chemin, impasse, est arrêtée ainsi que la numérotation pour chaque habitation. Ceci s’est fait en concertation avec les populations.

- En 2004, Villemur enregistrait 208 entreprises artisanales, ce qui lui conférait une bonne place, situation qui ne pouvait faire oublier les difficultés structurelles durables qui vont affecter le Villemurois, conduisant à une perte de son bassin d’emploi.

- En septembre 2004, le lycée de Fronton ouvre ses portes (couvrant le Villemurois).

- Le 16 décembre 2004, le conseil municipal décide le rachat des friches industrielles Brusson.

- En 2004, on enregistrait 208 entreprises artisanales sur Villemur.

- Le 3 juillet 2012, a lieu l’ouverture du Centre Bernadou (centre socio-culturel), ouvert notamment aux associations. Cet espace a permis d’installer plusieurs services : centres de loisirs, crèche familiale, école de musique, local pour les associations…  

- En 2012, inauguration de la crèche multi-accueil au Roussel.

- Le 2 avril 2016, inauguration de la salle polyvalente, dite « Espace Bernadou » (300 m², 300-250 places) venant remplacer le « théâtre municipal » fermé (195 m², 200 places).

-  La construction d’un nouveau lycée dans le Nord-Toulousain est décidée fin août 2017. Le site arrêté est celui de la commune de Gragnague. Ouverture prévue pour 2021 (1.000 élèves).


Deux grands chantiers marquants par tranches (dernières décennies XXe siècle)

- L’extension des réseaux d’adduction d’eau (Adduction d’eau Pélozi, la Pasquette en 1983 ; 1998, au lieu-dit les Millères), En 2000 est réalisée l’adduction pour la distribution d’eau potable sur le chemin dit des Anglas.

- L’assainissement urbain a fait l’objet de chantiers en plusieurs tranches consécutivement à la mise en œuvre du schéma directeur d’assainissement (loi sur l’eau du 3 janvier 1992)[21]. 


Organisation du territoire


- Le POS (plan d’occupation des sols) a été créé en 1968. Une révision du POS prenant en compte la crue du 3 mars 1930 est engagée en 1996. La révision du POS est terminée pour les secteurs agglomérés de la commune.

- les autres secteurs de la commune devaient se prononcer au début de 2001. Le POS dans son intégralité entrait en vigueur vers juillet 2001.

Une révision simplifiée (partielle) du POS a lieu en mai 2009. La commune doit en effet adopter un PLU (plan local d’Urbanisme) ; ce passage du POS en PLU doit tenir compte du SCOT (Schéma de Cohérence territoriale, sorte de super PLU) élaboré par l’ensemble des communes du Nord-Toulousain. Le PLU est arrêté en 2011[22].  

- Une loi promulguée le 7 août 2015 porte sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), qui confie de nouvelles compétences aux régions et redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. De cet ensemble, reste la réforme des Conseils départementaux (2020).

- Le Plan de Prévention du Risque d'Inondation (PPRI) a un impact particulier sur Villemur en raison des risques d’inondation connues et prises en compte[23]. La commune est invitée à avoir « une stratégie d’aménagement intégrant la réduction de vulnérabilité et à s’engager à renforcer une culture du risque et son dispositif de gestion de risque inondation ». Ceci conditionne plusieurs projets de la ville : la réhabilitation d’immeubles anciens dans le centre ancien, le regroupement scolaire des écoles élémentaires sur le site de l’école Michelet, une salle des fêtes de 700 personnes dans un bâtiment des friches Brusson et logements (cf. réunion Villemur/Services de l’État, au printemps 2017).


Des projets contestés


- En 2002 resurgit le projet d’un nouvel aéroport. Plusieurs sites sont envisagés, dont deux dans la région attenante au Villemurois : celui de Fronton et celui de Vacquiers.

Un collectif « C. Pannet » (collectif contre le projet d'aéroport du Nord et Nord-Est toulousain), regroupe plus de cinquante communes, dont Villemur et des associations. Des banderoles « Non à l’aéroport » se déploient en bordure des champs dans toute la région. Une opposition qui marquera l’année 2003.

- En décembre 1997, c’est le projet d’incinérateur à Bessières qui rencontrera l’opposition de Villemur. Il a été mis en service fin 2000. (Société Econotre, 300 emplois à son lancement).

- En 2010 et 2012, c’est le projet d’arasement de la chaussée de Lescalère, sur la commune de Bondigoux.


Projet en débat


La question d’un grand contournement autoroutier de Toulouse par l’est a été posée en 2007, refermée en 2008 ; puis reposée en 2014. Ce projet de deuxième rocade ne serait pas sans répercussions sur le Nord Toulousain, entre Tarn et Girou. Toujours en débat en 2017.


Associations culturelles et patrimoniales (...de quelques) :

- L’Association du Villemur Historique (AVH) et l’Association de Sauvegarde du Patrimoine du Villemurois (ASPV) présentent chaque année, depuis 2009, une exposition autour d’un thème à la Tour de défense[24]. En 2018, l’exposition aura pour thème : « Le Tarn et les Villemuriens ».

- l’Association Tarn Eau Vivante (ATEV) a été créée en 1988, par M. Picard, et avril 1993 avec une fête de l’eau l’année suivante. Elle a par la suite connu une pause (2004). A été refondée en 2009. Gilles Franqueville a présidé à son développement de 2011 à 2017[25].

- L’école municipale de musique est une association reconnue en novembre 1990, fondée par Marie Christine Alvarez. Cette école comprend aussi une chorale.

- Les Bons Vivants prennent en juin 2001 le relais du club du 3e âge fondé en 1975.


Musées

- Le Musée Émile Poliakoff (marionnettiste polonais, décédé à Villemur le 14 mai 1963) a été créé par Yves Barat alias Karpov, arrivé à Villemur en 1996. Début de la création du musée en 2006, inauguration en novembre 2008, 9 bis rue du colonel Caillassou.

- Le musée virtuel de la batellerie a été créé en 2016 par l’ATEV. http://www.villemur.info  


Personnalités


  cf tome 2, p. 824-825

Ce répertoire présente le risque de la méconnaissance, de l’oubli ou d’une sélection restrictive. On peut ajouter aux noms proposés :

- Cazeneuve, Antoine. D’origine frontonnaise, habitant Villemur, où ses obsèques ont été célébrées le 11 avril 2016. Pilote de l’armée de l’air ; pilote sur Halifax dans les groupes lourds RAF, groupe Guyenne 2/23 squadrons, bomber command sur bombardier lourd Halifax mk III, basé à Elvington près de York en 1944-1945.

- Chalanda, Paulette. De l’opéra et de l’opéra-comique, soprano, originaire de Villemur (30 avril 1923 – 19 mai 1985). Débute dans la Bohème (Mimi) le 25 octobre 1952. Chante Mireille (Mireille), les Pêcheurs de perles (Leïla), Manon (Manon), Isoline (la Belle Fille/Violante), Roméo et Juliette, de 1961 à1962 (à Marseille). Créé le 22 juin 1962 Princesse Pauline (Sidonie) d'Henri Tomasi. Chante Violetta dans la Traviata. Claude Harris en 1987 dit d’elle qu’elle était grande par le talent mais que le public ne pardonna pas sa voix cassée. Des villemuriens se souviennent que vers la fin des années 1950 certains habitants de Villemur ont loué un autobus pour aller entendre chanter Paulette Chalanda au Capitole de Toulouse (source Pierre Villa)[26].

- Costecaude de Saint-Victor, Antoine "Félix" Clément Marie (1806-1865). Celui-ci a épousé en deuxièmes noces le 2 juin 1840 à Villemur Marie Anne Guilhemine Viguier (1816-1887) fille de Jean Pierre Marie et de Marie Françoise Justine de Tholozany de la Sesquière. Il est décédé à Rabastens le 4 janvier1865. Dont : Ferdinand Léopold Marie de Costecaude de Saint-Victor (1841-1938) qui épouse en mai 1867 Madeleine de Landes d’Aussac de Saint-Palais (1841-1923) dont six enfants ; et Marie (1843). Félix est élu conseiller municipal en 1848. Il est aussi élu au conseil de fabrique en 1849, réélu en 1850 et 1851. Ils habitent avec les Viguier rue Notre-Dame.

- Girardot, Marie-Thérèse (1907-2001). Née le 27 février 1907 à Pechnauquié, très présente dans la vie associative, bénévole à la Croix Rouge Française, présidente de l’unité locale de Villemur (1976-1987), décédé le 11 mai 2001 à l’âge de 95 ans. Célibataire. Sa mère, Adrienne Jeanne Antoinette Vieusse, habitant Pechnauquié, fille de Marie Joseph François Vieusse (1841-1914), médecin militaire [fils de Jean Benoît Auguste, négociant et de Gabrielle Marie Miquel] et d’Augustine Marie Thérèse Vieusse [fille de Catherine François Hippolyte Vieusse et de Marie Antoinette Clémence Dubernet].

- Tauriac (de) - Boyer de Castanet, marquis de Tauriac, Louis-Joseph-Eugène (de). Décédé à Toulouse en fructidor an XI (1803), laisse une veuve et trois enfants survivants : [1] Amédée qui recueille Vernhes, [2] Dorothée Augustine Eugénie Hyppolite de Boyer Tauriac épouse de Michel-Marguerite FrançoisLouis Imbert de Corneillan, domicilié à Puylaurens (elle recueille Saint-Urcisse, Peyrille, Monclar et une partie de Tauriac)[27]. Ces derniers ont deux filles (1) Almodie Eugènie Adélaïde qui épouse en février 1824 Joseph de Martin de Viviès, propriétaire, demeurant à Castres, le 22 février 1884 et (2) Denise Caroline "Feodora" qui épouse en novembre 1840 le comte Julien Victor de Martrin-Donos (sp.), et (3) Étienne Charles qui a un fils Louis.

 

Artistes Villemuriens contemporains : Christelle Cholet, comédienne (comédie musicale, chanteuse, humoriste), née à Toulouse en 1972, ayant vécu entre Villemur et Tauriac. Elle a été étudiante au conservatoire national d'art dramatique de Toulouse. Marie-Sophie Mosnier, pianiste et Mathilde Mosnier, actrice (Toulouse, Layrac). Élisabeth Durandin (1948), artiste peintre, plasticienne, sculpture (études artistiques à l’École Nationale des Arts Appliqués et des Métiers d’Art à Paris). Jean Baschiéra (1938-2013), peintre[28]. Alain Besse, peintre (Bergerac, Villemur). Émilie Serris (1989), peintre, création artistique, plasticienne, diplômé d’arts plastiques et architecte d’intérieur. John Eyzen (Jonathan Benamoun, 1986), danseur et auteur-compositeur-interprète (Holiday-On-Ice) – dont la mère est originaire de Villemur




[1] Le 15 avril 2016, le Conseil régional vote une résolution fixant la liste de noms soumis au vote consultatif se déroulant au cours du mois de mai 2016. Le 24 juin 2016, le Conseil régional soumet au vote une proposition de nom. L’examen du nom arrêté est fait par le Conseil d’État, puis la publication d’un décret par le gouvernement est intervenue au JO du 29 septembre 2016. L'assemblée consultative, en vue d’une consultation de la population, a présenté par ordre de préférence les définitions suivantes : Languedoc, Terre d'Oc, Occitanie, Pyrénées-Méditerranée, Languedoc-Pyrénées, Pays d'Oc, Midi et Occitanie-Roussillon. Modifiées en cinq noms, le 11 avril 2016 : Languedoc, Languedoc-Pyrénées, Occitanie, Occitanie-Pays Catalan, Pyrénées-Méditerranée. C’est donc le nom d’Occitanie qui a été choisi et validé.

[2] Les sièges sont ainsi répartis : Villemur : 5.763 habitants, 13 sièges ; Bessières : 3625 habitants, 8 sièges ; Buzet-sur-Tarn : 2.546 habitants, 5 sièges ; La Magdelaine-sur-Tarn : 1.136 habitats, 3 sièges ; Villematier : 1.026 habitants, 2 sièges ; Mirepoix-sur-Tarn : 908 habitants, 2 sièges ; Bondigoux : 501 habitants, 1 siège ; Le Born : 484 habitants 1 siège ; Layrac 2 sièges.

[3] Cf. La Dépêche, 10 mai 2017 pour le théâtre. Une quinzaine d'anciens salariés d'AZF et de Molex se sont produits le 8 septembre 2012, à Villemur-sur-Tarn, dans une pièce de théâtre intitulée Les usines sur les planches. Une œuvre poétique écrite à plusieurs mains par ces anciens ouvriers touchés par les plans sociaux.

L’œuvre cinématographique est un documentaire de José Alcala (88 miçnuites). Une œuvre collective conduite par une équipe d’universitaires : « Quand ils ont fermé l’usine – Lutter contre la délocalisation dans une économie globalisée », Agone éditeurs, coll. L’ordre des choses, collectif du 9 août. Ledit collectif est composé de neuf politistes et sociologues, issus de diverses spécialités – sociologie politique, sociologie du travail, sociologie des médias, sociohistoire. La plupart sont membres du LaSSP : Olivier Baisnée, Anne Bory, Bérénice Crunel, Eric Darras, Caroline Frau, Jérémie Nollet, Alexandra Oeser, Audrey Rouger et Yohan Selponi. Cet ouvrage est l'aboutissement de la recherche collective menée au sein du LaSSP (Laboratoire des Sciences Sociales du Politique), de l'ISP (Institut des Sciences sociales du Politique) et du Clersé (Centre Lillois d’étude et de recherches sociologique et économiques), depuis 2010 et qui a obtenu un soutien ANR de 2011 à 2014, sur la fermeture de l'usine Molex à Villemur-sur-Tarn.

[4] Jamais une attaque de banque dans la région toulousaine n'aura suscité autant de fantasmes, alimenté autant de rumeurs et nourri autant de folles curiosités que le casse des « égoutiers de Bessières ». Il faut dire que les ingrédients ne manquent pas : un tunnel de 30 mètres de long creusé par les malfaiteurs pour accéder à la salle des coffres forts des particuliers de l’agence du Crédit Agricole à Bessières, 107 casiers ouverts pour un butin estimé à 2,5 millions d’euros. La Dépêche du Midi, 6 avril 2016. Ils avaient neutralisés deux centraux téléphoniques dont un à Villemur, pour couper toute communication. Ce scénario n’était pas sans ressemblance avec le casse de Spaggiari à Nice, en 1976. 

[5] Projet soumis en 2017.

[6] Fermeture du pont suspendu du 27 novembre 2017 au 27 avril 2018. L’effondrement du pont de Sully-sur-Loire en 1985 conduit à une vigilance particulière vis-à-vis du pont suspendu de Villemur, compte-tenu du fait que les principes de construction de ces deux ponts sont similaires.

[7] Cf. Lebret, Histoire de Montauban, tome second, p. 297.

[8] Une lettre de Jean Duran du 16 novembre 1904 (en tête couperie et soufflerie de poils, matière première pour la chapellerie cf. https://www.delcampe.fr/fr/collections/factures-documents-commerciaux/france-petits-metiers/lettre-de-la-couperie-et-soufflerie-de-poils-matieres-pour-chapellerie-jean-duran-a-villemur-31-208783024.html (août 2017).

[9] Inauguration, 28 juillet 2017. Voir notre Nouvelle histoire de Villemur : tome 1, p. 208 ; tome 2 p. 190, 323, 414-416, 420, 481-482, 605 à 609, 621, 655. Voir le livret d’exposition de l’AVH.

[10] Archives des moulins de Villemur, 1er avril 1750, mémoire communiqué par Gérard Brusson à Jeannette Lagarde.

[11] ADHG, 1 NUM AC 2989, Mutations N-D, dernière page, 1691.

[12] Jeanne de Cabrol avait à Villemur une maison sur la place et une autre rue Droite Saint-Jean. Elle était la fille de Charles, seigneur de Larroque. Veuve très tôt, elle menait ses affaires avec diligence, fréquemment mentionnée dans des cessions ou achats, dans des prêts consentis. Elle s’est très investie dans la venue de religieux capucins à Villemur. Le 29 juin 1724, elle vend à Arnaud Garrigues, habitant de Villemur, la pièce de terre qu’elle a au terroir de Favayrolles « où il y avait anciennement une église et un cimetière que la communauté céda à ladite demoiselle après proclamation faite et le bail lui en fut passé » le 21 novembre 1711. Dans ce même acte, elle avait acheté patus et masure de l’ancien temple, rue des Faures. En 1680, Pierre Cabrol, procureur au parlement, avait une maison dans le capitoulat Saint-Étienne à Toulouse. Et les Cabrol de Cambon demeurent au 12 rue Saint-Jérôme. Jean Pruet est décédé le 16 septembre 1672 à l’âge de 42 ans- à son mariage en 1670, il était déclaré avoir 32 ans.

[13] Cathala-Coture donne ce récit dans son Histoire du Quercy, tome second, chapitre XI, p. 261. « Graisser un moulin » est une expression courante définissant une opération technique régulière visant à la bonne marche du moulin (la poilette est un vaisseau de gros fer où l’on met de la graisse servant à graisser un moulin, c’est-à-dire les roues). S’agissait-il donc d’un graissage des pièces du moulin comme acte de sabotage (et non d’une opération militaire de destruction). S’agissait-il plutôt de pièces de graisse (estoupes) placées autour de la tour ?   Dans tous les cas, nous avons affaire à un attentat conduit par les deux capitaines. Cathala-Coture reprend littéralement le récit donné par Le Bret, Histoire de Montauban, tome second, p. 297.

[14] Petite bibliothèque des ADHG, n°198, été 2017, 350e anniversaire de l’édit du Canal, de Bonrepos  à l’édit du Canal, Histoire d’une stratégie, p. 19, 25. Cet itinéraire était cher à Thomas de Scorbiac (né à Montauban, doyen de la chambre de l’Édit de Castres) qui souhaitait l’aménagement de l’Agout. Riquet, en présentant son rapport, soulignera les difficultés de réalisation de ce projet. Le mémoire à ce sujet s’intitule : « Mémoire sur la jonction des deux mers Océane et Méditerranée par les rivières d’Aude et Garonne et autres » plusieurs fois proposées, en se servant du point de partage des eaux de Graissens au sud de Saint-Félix-de-Lauragais. Déjà en 1633, un projet de jonction par l’Agout et le Tarn avait été proposé par Jean Jacques de la Pierre, grand maître de l’artillerie du duc de Rohan. Cet itinéraire était critiqué par l’ingénieur Étienne Richot et par Antoine Boudan, maître des ouvrages royaux en Languedoc dans leur avis présenté à Mgr de Richelieu pour la communication de la mer Océane avec la Méditerranée.

[15] Le tableau dressant l’état des prisonniers a été exposé lors de l’Exposition 2017. Liste établie en février 1795.

[16] Sont prévus : Blagnac, Bruguières, Castanet, Castelnau d’E., Léguevin, Lévignac, Montastruc, Verfeil, Toulouse et divers lieux dans l’environnement de Toulouse.

[17] Cf. AM-Villemur, 21 germinal an III, arrêté du district de Toulouse du 20 ventôse an III (art. 6 et 7). Il y est question du transport et des frais de transport des farines amenées du magasin militaire de Toulouse à Villemur. Faire chaque pain de ration de trois livres marc conformément à l’arrêté. La campagne de Pérignon s’est terminée le 7 mai 1795 par la prise de Roses.

[18] Écrit de Yvonne Malric : « Hommage à un Villemurien oublié : M. Désiré Barbe », transmis par l’AVH (écrit non daté, source non indiquée). Ce récit ne mentionne pas les détails que nous avons donnés concernant le déroulement de l’opération. On y lit : « Plusieurs jeunes se baignaient. Jean Larroque, les frères Crayssac, M. Edouard Toniatti, Jacques Aussal, Sirvin Péré se baignaient dans le Tarn, lorsqu’ils ont été aperçus par les SS qui recherchaient des maquisards. Les jeunes gens, alertés par les coups de fusils, s’enfuirent effrayés vers la maison du pharmacien Terrancle qui les accueillit. Les Allemands à leur poursuite fouillèrent les maisons et les découvrirent à la pharmacie. Ils les emmenèrent jusqu’à la place de la mairie et les alignèrent en vue de les fusiller. À ce moment-là, Désiré Barbe intervint longuement auprès d’un officier allemand de la Wehrmacht en lui assurant qu’il connaissait bien ces jeunes, travaillant tous à Villemur, offrant sa vie, à genoux pour leur liberté ». Autre témoignage pro manuscripto de Gino Ravazzoli (février 2017). Celui-ci écrit en témoin direct : « Nous étions une bonne dizaine de gamins qui comme tous les après-midis, jouions ou faisions trempette près du bord du Tarn au bas de la mairie. Soudain des rafales crépitent … et nous voyons qu’un convoi de camions est arrêté sur le pont, tirant sur deux pêcheurs dans une barque au niveau de la pharmacie Terrancle… Pris de panique, nous courons vers les deux issues possibles, certains par la rampe qui mène à Saint-Jean, et nous par les escaliers qui débouchent près de la place de la Halle, nous jetant dans les pattes de soldats allemands qui nous poussent vers les garages des autobus dont les portails en tôle ondulée sont fermés. Ils nous font mettre en ligne contre la tôle. Sur les premières marches de la place, devant la poste, un groupe d’hommes, les mains levées, entourés de soldats qui les poussèrent contre le portail de droite. Il y avait cinq enfants. Il y avait avec moi si ma mémoire est bonne, Marcel Jean de la rue Saint-Michel, Jeannot Guercy du Pech ou Antoine Cornut, Monique Bureau, Robert Bourrat. ..J’ai vu arriver le maire, Désiré Barbe, qui avait dû voir la scène depuis sa boutique qui se trouvait au début de la Grand’Rue. Il vint droit se placer entre nous et un soldat qui n’arrêtait pas de se frapper une botte avec une espèce de cravache. Le maire gesticulait, puis il nous cria : Courez, partez vite, il compte jusqu’à 10, puis ils tirent. Nous partîmes en courant, en passant sous la tonnelle devant la quincaillerie Cazeaux ». La chronique de l’AVH « Au fil des histoires » année 1 (2017), n°2 (juin) a consacré une rubrique à Désiré Barbe et à l’événement rapporté. Désiré Barbe est mort le 23 février1962. Une rue porte son nom à Magnanac (lotissement), voisinant avec les rues Jules (cardinal) Saliège et (l’abbé) René de Naurois.

[19] Pour soutenir la construction du multi-accueil, la CAFa versé une aide de 298.000 € (soit 20 % du montant total des travaux) et pour le centre Bernadou, la CAF a versé 240.000 € pour la partie ALSH et crèche familiale (soit 24 % du devis). Lors de l'inauguration, une plaque commémorative a été dévoilée par Vincent Roberti, secrétaire général pour les affaires régionales du Préfet de la région Midi-Pyrénées, en présence de Martin Malvy ancien ministre, Président de la région Midi-Pyrénées, Pierre Izard, président du Conseil général, de J. Claude Boudet, maire de Villemur et de Guy Patti, président du conseil d 'administration de la caisse d'allocation Familiale de la Haute Garonne. Cette plaque située au pied de l'escalier menant à l’étage du nouveau centre officialise cette inauguration. Diverses associations se trouvent rassemblées au Centre Bernadou, dont Au Royaume des petits, regroupement de la crèche familiale (espace petite enfance), l’école de musique, les Bons Vivants, les Doigts d’or, la Troupochoux, etc…

[20] Pierre Villa nous indique ce qu’écrivait Marcel Peyre : « Peu après 1900, un magistrat de ce nom vient prendre sa retraite à Villemur et fait construire une belle maison au bout de l'allée Notre-Dame ; séduit par le point de vue exceptionnel qui se présente du haut du coteau, il fait construire en ce lieu un joli petit édifice doté d'une tour ». Notre correspondant ajoute qu’il tenait de Mme Castanet que la construction avait été faite par son grand-père, Casimir Raujol, artisan maçon de Beauvais-sur-Tescou. Au sujet de ces dernières informations, nous rappelons nos sources : Yvette Barbe, maison contiguë, et Pierre Cœur, propriétaire de ladite maison (2015) et Jeannette Lagarde. 

[21] La deuxième tranche d’assainissement comprend particulièrement la cité verte, réceptionnée en décembre 1992. D’autres tranches s’échelonnent jusqu’en 1993. En 1998-1999, la tranche de travaux décidée concerne la rive droite. En 2001, se trouve effectué le raccordement de l’assainissement en bordure du Tarn de l’arrière de la tour de défense à la place des Pupilles de la nation. Pour la rive gauche, l’assainissement par réseau séparatif est quasiment achevé depuis 1998. Pour la rive droite, depuis décembre 1970 (70% des foyers sont raccordés à la station d’épuration par le biais de la station de relèvement des eaux à l’angle de la rue de la Bataille et de l’avenue du Cimetière). En septembre 2001 débute une nouvelle tranche de travaux rue Saint-Jean et rue de la République côté Tarn : est construite une nouvelle station de relèvement afin de conduire ces affluents à la station d’épuration. La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 donnait jusqu’en 2005 pour réaliser ces travaux. Au cours du premier semestre 2005, a lieuune nouvelle extension du réseau d’assainissement au Roussel et sur le secteur de Magnanac. En 2010, il est décidé de créer deux mini-stations d’épuration à Sayrac et au Terme.

[22] Les PLU ont succédé aux POS en 2000, date de la mise en œuvre de la loi SRU.

[23] Le PPRI a été créé par la loi Barnier de 1995. Il a pour objectif d'établir une cartographie des zones à risques et de règlementer ces zones, notamment interdisant les nouvelles implantations humaines dans les zones les plus à risque et de les limiter dans les autres zones inondables, en prescrivant des mesures pour réduire la vulnérabilité des installations et constructions, y compris les existantes. L’élaboration d’un PPRI comporte plusieurs étapes afin de déterminer un règlement local.  

[24] Énumérons : en 2010 : Villemur au temps des Cathares ; 2011 : les origines du Villemur, de la préhistoire à la naissance du castrum de Villemur ; 2012 : Villemur au temps des guerres de religion ; 2013 : Les Révolutions à Villemur ; 2014 : Les Villemuriens pendant la Grande Guerre 2015 : La vie des Villemuriens vers 1900 ; 2016 : Les établissements Brusson ; 2017 : Il était une fois la tour (la tour de défense).  

[25] Depuis sa fondation en 1992 l'ATEV a eu pour présidents : Michel Santoul, Christian Serris, Marc Senouque. Puis Gilles Franqueville reprendra le flambeau en novembre 2011 jusqu’en avril 2017. Lui succède Didier Roux.

[27] Cf. Maurans, notaire de Toulouse, 15 messidor an V (4 juillet 1797).

[28] Élisabeth Durandin, Jean Baschiera et Claude Frezouls ont été sélectionnés au 83e grand salon des artistes des Méridionaux (2012). Claude Frezouls à nouveau en 2015.















.









© 2018 CT